Mortalité

Mortalité
Mortalité


On estime que 20 % des Bipolaires I et Bipolaires II décèdent par suicide.

Il semble qu'une personne bipolaire non traitée ait en moyenne une espérance de vie inférieure de 20 ans à l'espérance de vie présente dans la population en générale.

# Posté le lundi 14 août 2006 04:44

Les Troubles bipolaires

Les Troubles bipolaires
Les Troubles bipolaires


Il existe plusieurs types de trouble bipolaire



Le type 1

La personne a essentiellement et régulièrement des épisodes maniaques



Le type 2

La personne alterne des épisodes dépressifs avec des épisodes hypomaniaques
(A noter que dans le cas d'une personne "simplement" en dépression, il n'y a pas d'épisodes d'hypomanie)



Les "options" de la bipolarité

Le trouble bipolaire peut être à cycle rapide
il y a cycle rapide quand la personne a plus de 4 cycles dans l'année
Le DSM-IV précise que 2 épisodes de même direction doivent être distants d'au moins 8 semaines de répit (euthymie) ou de rémission.
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# Posté le lundi 14 août 2006 04:47

+ en détails

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Les "hauts"

Manie,ou Hypomanie

- La manie est une période pendant laquelle on est anormalement euphorique, expansif ou irritable. Pour qu'il y ait manie, il faut que cela dure au moins une semaine

- L'hypomanie est une "manie light". C'est à dire que c'est une manie dans laquelle on est moins perturbé. Toujours selon le DSM IV, il y a hypomanie quand cela dure plus de 4 jours
(Manie vient du Grec "mania" qui voulait dire "la folie")





Les "bas"

Humeur dépressive

- L'humeur depressive. Pas grand chose à dire, la personne est depressive, perte de sommeil, d'appetit, de désir, pensées morbides, ...

Pour qu'il y ait humeur dépressive, il faut que cela dure au moins 2 semaines
Les épisodes "mixtes"

La personne va vivre des épisodes à la fois maniaques et déprimés quasi tous les jours pendant au moins 1 semaine
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# Posté le lundi 14 août 2006 04:50

Les facteurs génétiques

Les facteurs génétiques
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Les facteurs génétiques sont prépondérants :


Probabilité de bipolarité chez un individu :

- 20-25 % avec un parent bipolaire
- 50-75 % avec deux parents bipolaires
- 80 % avec un jumeau identique bipolaire
- 20 % avec un jumeau non-identique bipolaire.


S'y mèlent :

- les aléas de la vie
- les gros stresses
- les deuils
- les ruptures

qui font "flamber" la maladie.
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# Posté le lundi 14 août 2006 04:56

Témoignage

Témoignage
Témoignage

J'ai aujourd'hui 25 ans. Mon prénom est Natacha.

Je ne suis pas bonne à marier comme aime dire ma grand mère. Non. j'étais bonne à interner.

Enfin, je ne sais pas.

Mon prénom est russe. Y a du sang russe dans la famille. Les manifestations de notre sang russe : l'alcool . On boit beaucoup de ma famille. Pour le reste rien de russe, personne n'aime le ballet ou la musique classique.

Etudiante en littérature. Oui, il y a des dingues littéraires et des dingues scientifiques. Autre caractéristique de moi : je suis précoce, un peu comme Proust. Je ne parle pas sexualité mais dépression.



Quand j'avais 12 ans, , j'ai commencé à craquer. J'avais une colère terrible contre ma famille. Deux années plus tard, j'ai eu l'idée de sculpter sur ma cheville les noms des amis avec le couteau de la cuisine comme un tatouage.

J'ai aimé ces traces que le couteau laissent sur ma peau, alors je sculptais des figures sur mes jambes et je les cachais précieusement sous mes jeans.

A l'âge de 15 ans, il fallait en finir, j'ai ouvert les veines de mon poignet pour la première fois, puis deuxième tentative à l'âge de 16 ans.

Quand j'avais 17 ans, je ne pouvais plus de ma vie. J'ai quitté le lycée pour partir. J'ai passé 4 jours à errer dans les beaux jardin de Bruxelles. Il fallait profiter de l'été.

Mon premier joint m'a fait du bien. Mais çà coûtait cher. Alors le sang russe hérité de ma mère m'a appelée. L'alcool est devenu mon intime, mon copain, mon médicament. Le soulagement n'arrivait pas. Il fallait plus de douleur pour alléger le boucan qui hurlait dans ma tête. Je me coupais, je frappais les murs en brique avec mes poing, je mordais mes écorchures.

Mais ne soyez pas effrayés, j'avais des moments de joie intense. Mon cerveau se compensait en faisant les 400 coups. Je riais comme une folle ( je suis un peu folle), je restais de bonne humeur pendant des jours. Ces moments la comme disait Proust : « Tout ce qui n'était pas moi, la terre et les êtres me paraissaient plus précieux, plus important, doué d'une existence plus réelle que cela ne paraît aux hommes ». Proust était il bon à interner aussi ??

Bien sur vous avez compris que le psychiatre d'un quartier chic à Bruxelles a fait le diagnostic d'une psychose maniaco-dépressive, ou le trouble Bipolaire.

Mettre une étiquette sur votre maladie ne change pas la maladie. Le traitement avait deux parties, médicaments, puis changement d'air. Alors ainsi j'ai quitté Bruxelles pour vivre chez mes grands parents paternels en France, de l'autre côte des frontières.

Il paraît que cette maladie bouffe le cerveau! Eh bien. Le traitement est dur aussi. Les effets latéraux ( on dit secondaires en France) du Prozac ne sont pas négligeables. Le psychiatre modulait le traitement au mieux mais j'ai passé l'été 2002 en zombi.

Le traitement était efficace. Puis l'université, la littérature, les tartes de ma grand-mère, mon copain, et les rares médecins qui ont bien voulu m'écouter leur raconter ma vie par le net. Merci a tout ces gens. Ca va largement mieux.

# Posté le lundi 14 août 2006 05:13