Comment vivre avec ?

Comment vivre avec ?
Le trouble bipolaire constitue une maladie chronique qui dure toute la vie.

Il ne peut pas être guéri, mais dans quasiment tous les cas il peut être géré jusqu'à un certain point.




Comment vivre avec ?



Prenez en charge votre propre bien-être

Le point clé à retenir est qu'il y a enormément d'aide partout si vous voulez prendre les choses en charge, mais c'est à vous de décider de la chercher, et c'est à vous vous avez de décider quels engagements vous allez prendre pour votre santé.


Travaillez avec votre Médecin, pas contre lui

Et insistez pour qu'il travaille avec vous. Il est vital que vous soyez capable de communiquer avec les docteurs et les professionnels de santé que vous choisissez en tant que ressource.


Développer une mentalité de survie

Les bipolaires ont une sorte de contrôle sur leur bipolarité, ils connaissent toujours des hauts et des bas, et auront toujours des moments difficiles à endurer.

Une "mentalité de survie" signifie, d'abord et avant tout, de décider qu'il y a une vie après le diagnostic.
Apprendre que vous avez une situation médicale qu'il vous faudra gérer en toute probabilité tout au long de votre vie peut provoquer un choc majeur !
Reconnaissez qu'il y a véritablement des millions de gens autour du monde vivant avec ce trouble, et qu'il y a beaucoup de ressources disponibles pour vous aider.

Retenez : votre premier objectif est de survivre, de prendre soin de vous-même. Votre deuxième objectif pourrait être de contribuer autant que possible à la vie de vos amis, votre famille, des personnes que vous aimez, de vos collègues, etc.
ou il pourrait être quelque chose de complètement différent. Mais si vous ne remplissez pas le premier objectif, les autres deviennent complètements inutiles.


Devenez conscient de vos états d'humeur

Au premier coup d'oeil, cela semble véritablement une stupidité.
Si vous êtes déprimé, vous le savez horriblement bien que vous vous sentez au plus mal ! mais vous pouvez ne pas identifier la dépression comme la cause à ce moment.

L'hypomanie et la manie peuvent être plus difficile à reconnaître quand elle vous arrive, mais si vous accumulez de l'expérience à gérer ce trouble, vous deviendrez plus sensibles à vos états d'humeur et à leurs cycles.
Si vous devenez plus conscients de vos états d'humeurs, vous arriverez peut-être à en identifier les tendances plus tôt et donc mieux gérer les problèmes potentiels.

Beaucoup de bipolaires tiennent à jour un graphique de leurs humeurs, sur un agenda ou un calendrier ; cela les aide à mieux comprendre leurs cycles, et peut aussi leur fournir des indices sur des éventuels déclencheurs externes, qu'ils occasionnent les problèmes ou qu'ils les augmentent.

Par exemple, si vous remarquez que votre humeur est généralement meilleure un jour ou deux après vous être dépensé physiquement vigoureusement, vous pouvez intégrer l'exercice régulier comme une partie de votre stratégie ou si vous remarquez que vous êtes particulièrement déprimé après une certaine activité ou après avoir mangé ou bu telle nourriture ou telle boisson, vous pouvez considérer de limiter ce genre de chose.

Beaucoup de bipolaires "contractent" avec des amis de confiance ou des membres de la famille, ils mettent en place des moyens permettant à ces autres de les prévenir, d'une approche amicale, non menaçante, s'ils ressentent un début de dépression ou de manie (ou hypomanie).

Enfin, souvenez-vous que même en souffrant d'un trouble de l'humeur, vous êtes toujours enclin à la mauvaise humeur ordinaire !


Structurez votre vie autant que possible

Sans en devenir fanatique, beaucoup de bipolaires trouvent que suivre un rythme le plus régulier possible de repas, sommeil, etc. les aide à stabiliser leur humeur. Une privation de sommeil PEUT (c'est prouvé) engendrer une phase (hypo)maniaque, par exemple.


Informez-vous sur cette maladie

L'ignorance et la peur sont les Grands Ennemis. Renseignez-vous.


Faites de l'exercice régulièrement et vigoureusement

Si vous le pouvez physiquement. Beaucoup de bipolaires disent que l'exercice régulier les aides véritablement à se stabiliser.


Evitez les stimulants et dépresseurs artificiels

Si quelques bipolaires supportent la caféine (stimulant) et l'alcool (dépresseur) modérément, ces substances peuvent toutes deux interagir méchamment avec vos médicaments, l'alcool surtout.


Validez le support de la famille et des amis

L'importance de bénéficier d'une bonne structure de soutient ne peut pas être surestimée.
Malheureusement, il arrive que les proches ne puissent pas supporter l'idée d'une personne aimée avec une bipolarité.
C'est généralement du à l'ignorance et à la peur, et ces personnes peuvent souvent être éduquées.
Si vous connaissez des gens en qui vous pouvez avoir confiance, faîtes leur savoir ce qui se passe.

# Posté le dimanche 13 août 2006 18:29

Besoins

Besoins
Une personne bipolaire est réellement plus sensible qu'une personne ne souffrant pas de ce trouble.


- Un trop fort besoin de se sentir rassuré et/ou aimé.

- La peur d'etre oublié voir meme détesté par sa famille, ses amis, son/sa partenaire

- Attache une forte importance au domaine affectif

- Etat dépressif en période de solitude, ne supporte pas d'etre seul.

# Posté le dimanche 13 août 2006 18:35

Modifié le lundi 14 août 2006 04:13

Comment aider un bipolaire ?

Comment aider un bipolaire ?
Comment aider un bipolaire ?


* Ne regardez pas ce fait comme une disgrâce familiale ou un motif de honte.
Les troubles de l'humeur sont biochimiques par nature, tout comme le diabète, et sont tout autant traitables.

* Ne harcelez, ne prêchez pas, ou ne sermonnez pas la personne.
Il y a de fortes chances qu'il se soit déjà dit tout ce que vous pourrez lui dire.
Vous ne pouvez qu'accroître son isolement ou le forcer à faire des promesses impossibles à tenir.

* Préservez-vous de l'attitude "il y a pire que toi" comme du positionnement du martyre. (Mon/ma pauvre...ca doit etre dur à vivre...)
Il est possible de donner cette impression sans dire un seul mot...

* Une personne souffrant d'un trouble de l'humeur a une sensibilité émotionnelle qui lui permet de juger l'attitude des autres à son égard plus que par leurs actions, même les plus petites, que par les mots dits.

* N'utilisez pas l'appel du "si tu m'aimes".
Comme les personnes souffrant de troubles de l'humeur ne contrôlent pas leur douleur, cela ne fera qu'accroître leur culpabilité.
Cela revient à dire : "si tu m'aimais tu n'aurais pas de diabète."

* Evitez toute menace à moins que vous ne l'ayez étudiée profondément.
Il y a des moments où, bien sûr, une action spécifique est nécessaire pour protéger les enfants.

* Si la personne prend de la drogue et/ou de l'alcool, ne les lui enlevez pas, ni ne les cachez.
Généralement cela ne fait que pousser l'autre dans un état de désespoir et/ou de dépression.
A la fin il/elle trouvera tout simplement de nouveaux moyens d'obtenir plus de drogues ou d'alcool s'il les veut suffisamment.

* La tendance est de croire que l'amour de la maison et de la famille est suffisant et qu'il peut remplacer une thérapie externe.

* Fréquemment la motivation de reconquérir son respect de soit est plus fort pour la personne que de reprendre ses responsabilités familiales. Vous pouvez vous sentir détruit quand l'autre se tourne vers d'autres pour obtenir un soutien mutuel.

* N'attendez pas un rétablissement immédiat à 100%. Dans beaucoup de maladie, il y a une période de convalescence. Il peut y avoir des rechutes et des périodes de tension et de ressentiment.

* Ne faites pas pour l'autre ce qu'il peut faire seul.
Vous ne pouvez pas prendre ses médicaments à sa place.
Vous ne pouvez pas ressentir ce qu'il ressent à sa place.
Et vous ne pouvez pas résoudre ses problèmes pour lui.
Donc, n'essayez pas. N'enlevez pas les problèmes avant que la personne n'ait à les affronter, à les résoudre, ou à en souffrir.

* Offrez de l'amour, du support, et de la compréhension dans le rétablissement, quelle que soit la méthode choisie.
Par exemple, certains choisissent de prendre des médicaments, d'autres non. Chacun a ses arguments (plus d'effets secondaires contre une plus grande efficacité, par exemple). Exprimer une désapprobation sur la méthode choisie ne fera que renforcer l'autre dans son impression que tout ce qu'il fait est mal.

# Posté le dimanche 13 août 2006 18:45

Qui peut souffrir du trouble bipolaire ?

Qui peut souffrir du trouble bipolaire ?
.


.
Qui peut souffrir du trouble bipolaire ?

Le trouble bipolaire peut toucher n'importe qui, des hommes et des femmes de tous les âges et de tous les milieux.

Il est cependant plus courant chez les personnes ayant des antécédents familiaux de trouble bipolaire (dont un membre de la famille est atteint de la maladie).

Bien que le trouble bipolaire se manifeste surtout chez l'adulte, il touche au moins 1% des adolescents et, dans une certaine mesure, les personnes âgées.

Les médecins croient maintenant que bien des adultes souffrant du trouble bipolaire ont probablement présenté, à l'adolescence ou au tout début de l'âge adulte, de courtes périodes de dépression ou d'hypomanie qui n'ont jamais été diagnostiquées.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 13 août 2006 18:50

Quelles sont les causes du trouble bipolaire ?

Quelles sont les causes du trouble bipolaire ?
Quelles sont les causes du trouble bipolaire ?


On croit maintenant que le trouble bipolaire est une maladie d'origine génétique.

Les adolescents bipolaires sont plus susceptibles d'avoir des antécédents familiaux de trouble bipolaire que les adultes. Vos antécédents familiaux peuvent aider votre médecin et l'équipe de traitement à établir un diagnostic.

On a observé des modifications dans la concentration de certaines substances chimiques du cerveau chez des personnes souffrant de dépression et de manie.

Bien que les stress en soi n'entraîne pas le trouble bipolaire, les personnes prédisposées sont très sensibles au stress, qui peut déclencher la maladie ou des récidives.

Chez les personnes plus sujettes au trouble bipolaire, la consommation d'alcool, de drogues, de caféine et de tabac, de même que le manque de sommeil, peuvent déclencher des accès de manie ou de dépression.
L'utilisation de ces substances peut également camoufler certains symptômes de la maladie, ce qui la rend encore plus difficile à diagnostiquer.

Une des classes d'antidépresseurs, les antidépresseurs tricycliques, peut augmenter le risque de trouble bipolaire à cycles rapides.

# Posté le dimanche 13 août 2006 18:58